Thomas

Van Hecke 3

One, two, three … Thomas Van Hecke signe sa 3ème collaboration avec We Art 51 et ce n’est pas pour nous déplaire, bien au contraire. C’est dire le succès toujours plus grandissant qu’il rencontre auprès de son public. Ses portraits de femmes en monochrome sont très reconnaissables et pourtant, à la base, quand il a commencé cette série, il n’avait pas vraiment de choix esthétique. Il y avait certes une dominante de bleu avec cette simplification des lignes et des formes, mais c’est une série qui a naturellement évolué au fil des années.

 

Thomas Van Hecke pense qu’il n’a pas choisi, ça s’est imposé à lui, au fur et à mesure de ses créations. Au bout d’un moment, ce sont ses tableaux qui ont pris le dessus en le guidant vers cette notion d’esthétique.

 

Ce qui est intéressant, c’est que l’on parle toujours de son bleu, qui soit dit en passant est sa couleur préférée. Il lui arrive même de dire avec amusement que le bleu, c’est le noir des gens qui ont des idées.

 

Oui ses toiles sont bleues, mais il y a 2 autres couleurs qui sont toutes aussi importantes dans ses tableaux. Pourquoi donc devrions-nous occulter le noir et le blanc ivoire ? Alors que bien souvent il se pose la question de savoir si le noir n’est pas plus important que le bleu. Finalement, c’est quand même lui qui crée l’espace et le contraste.

 

Voilà pour la couleur … mais pourquoi des portraits de femmes ?

Les humains et leurs positions sont pour Thomas Van Hecke une source inépuisable d’inspiration. La nature est très bien faite, les courbes, les pleins, les vides, les angles, les lignes … il ne s’en lasse pas de les traduire dans ses compositions.

 

Et savez-vous quels sont les grands noms qui influence son travail ?

Il pourrait vous en citer pléthore, mais pas forcément dans la peinture.

Chez lui, ses plus grosses inspirations viennent de la musique et du cinéma.

Il pourrait vous citer des films références comme « Les nuits de la pleine lune » d’Éric Rohmer, des clips de Chris Cunningham, les musiques de Jacno … il pourrait aussi vous parler de la philosophie de RZA et des compositions de Nathalie Du Pasquier.

Et souvenez-vous de ce que je vous apprenais sur les précédentes collaborations avec Thomas Van Hecke, le nom qu’il donne au tableau correspond à une musique qu’il écoutait au moment où se finissait son tableau … et là, il s’agit de la reprise du morceau « Corcovado » en version Trip Pop interprété par le groupe « Everything but the girl »

Fiche d'identité de Thomas VAN HECKE

Thomas Van Hecke est né à Lille en 1990. Son nom vous est très certainement familier et pourtant il n’a aucun lien de parenté avec Arthur Van Hecke ; l’artiste peintre du même nom. À tout juste 14 ans, il décide de partir en Belgique, à Saint-Luc Tournai, pour réaliser un rêve d’adolescent … devenir architecte de Skateparks et faire construire à partir de ses dessins, les plus beaux spots de glisse. Il pense sincèrement que le skate a joué un rôle primordial dans son parcours. Il est intimement persuadé que ses peintures actuelles ont été influencées par l’esthétisme des marques de l’époque comme Habitat ou même Alien Workshop pour lesquelles il avait une profonde attirance. On peut également retrouver quelques liens avec son travail actuel dans la rigueur de ses traits et de ses courbes. Le mouvement, l’impact, c’est un truc qui lui vient du graffiti. C’est lui qui lui a appris à gérer une surface et ainsi mieux comprendre la composition du tableau, mieux utiliser l’espace, créer du mouvement … Si l’univers du skate a marqué un tournant dans son travail, on peut dire que la musique également puisqu’à cette époque, elle empruntait avec abondance, les mêmes codes.

Nom de l’œuvre réalisée pour WE ART 51 : « CORCOVADO »

Format de l’œuvre originale : 97 x 146 cm

Peinture acrylique sur toile 100% coton enduite agrafée à l'arrière du châssis d'épaisseur 4,5 cm.